Le running est mort! Vive le running!

Le running est mort! Vive le running!

Voilà c’est presque la fin… Le running a vécu. Le running est devenu has been.
En même temps est-ce si étonnant? Vu que maintenant tout le monde se met à courir, il faut bien trouver d’autres sports pour se dépasser, pour être au-dessus de la « populace ».
Place dont au triathlon qui a le vent en poupe depuis plusieurs mois et aussi à l’Iron Man. Deux disciplines qui exigent entraînement, abnégation, dépassement de soi…
Tiens, c’est étonnant car en écrivant ces trois mots cela m’a fait penser à la course à pied…
Oui le running impose de l’entraînement, de la régularité, de la volonté. Pourquoi alors le voit-on si dénigré depuis quelques temps sur les réseaux sociaux?
Vous voyez où je veux en venir? A la lecture de nombreux posts/tweets/commentaires, il semble que le running populaire (dans son sens noble) dérange : l’élite se rebelle ! On lui enlève son sport. Pourtant peut-on sciemment comparer un coureur lambda qui s’inscrit à quelques courses et des coureurs- athlètes visant des performances ou des podiums? Bien sûr que non!
Alors pour contrer cette arrivée massive de « faux-coureurs » (sic!), on critique ceux qui s’inscrivent à un marathon alors qu’ils feront plus de 4h30, on critique ceux qui ne font que 2 voire 3 entraînements par semaine, on critique ceux qui ne font pas des sorties longues extra-longues, on critique ceux qui n’ont pas d’objectifs…
Triste monde qu’est devenu celui de la course à pied sur les réseaux sociaux.
Fort heureusement, une fois sortis de ce microcosme, on se rend compte que le running véhicule de belles valeurs, dont celles du respect, et qu’il n’est pas basé sur la performance ou encore de la course à celui-qui-court-le-plus-vite. Ouf! il nous reste donc de l’espoir à nous qui pratiquons le running comme un simple loisir et avec du plaisir.
Personnellement je vais continuer à courir, comme j’en ai envie, comme je l’entends en faisant fi des commentaires et remarques. N’en déplaise à certain(e)s!

Le running est mort! Vive le running!



24 thoughts on “Le running est mort! Vive le running!”

  • Tiens c’est rigolo mais je n’avais jamais calculé tout ce que tu dis, cela fait maintenant 4 ans que je cours avec une pause de plus d’un an car grossesse+accouchement et je n’ai commencé à ne faire que des « vraies » courses (comme tu dis) cette année, j’avais bien fais quelques « petites » courses il y a quelques années et JAMAIS je n’ai croisé cette « élite » que tu parles, j’ai toujours ressenti la bonne ambiance et vraiment je suis bien contente que ça soit le cas. Après c’est comme tout il faut toujours des personnes pour faire toujours mieux que les autres ;-)!
    Tant qu’il reste du plaisir c’est le principal je trouve.

    • Du coup, je suis en train de me dire que lorsque tu t’en fou des autres (du moins de ce qu’ils pensent quand c’est négatif), tu ne fais pas attention à ce genre de choses et tu es moins touché ;-).
      Après les réseaux sociaux font en sorte qu’on a plus facilement la tête dans le négatif, tristement.

  • J’écris ici un premier commentaire dans un but explicatif et pacificateur.
    Les personnes qui suivent un peu nos échanges – nos embryons d’échanges – sur twitter et FB ne s’étonneront pas de ma venue ici bien que je ne sois pas une lectrice assidue.
    Je me sens donc « visée » dans la mention « les commentaires » et je vais ici essayer d’expliquer pourquoi ce clivage « coureur élite coureur de masse » est erroné et est en fin de compte une construction totalement virtuelle et malheureusement alimentée par nos non-débats.
    Dans un premier temps je vais en quelques mots me présenter : Je suis une néo coureuse ( 4 ans de pratique en partant de rien ) maman de cinq enfants, solo. La course à pied est un loisir pour moi, mais au delà, et comme beaucoup, une évasion thérapeutique. Elle est devenue au fil du temps un but de dépassement, mais parce que c’est ma nature, j’aime le challenge. La course est donc aussi, en plus, une façon pour moi, et je dis bien pour moi, d’atteindre des objectifs placés au delà de ma zone de confort. Pour les atteindre, je m’entraine, mais, comme tout le monde en fait. Voilà pour la présentation. J’ai un blog, mais il est finalement peu important puisqu’il me sert de moleskine plus que de support de communication.
    Nous ne nous percevons que par le prisme des réseaux. Déformant donc. Mais en feuilletant par ci par là quelques billets avant de répondre ici puis en te suivant un peu sur les RS, je perçois une personne qui partage beaucoup de son ressenti personnel, voir intime, sur twitter et qui rédige ici beaucoup d’articles très « markétés » avec un code com bien ficelé, bref, des articles très pro, rien d’étonnant puisque tu es CM et rédac web, ton blog est aussi ton portfolio. Tu écris également sur tes courses. Je viens lire par hasard et après une intervention de Valmente sur les réseaux, ton article sur Chicago. Tu décris ta souffrance, mais également ta joie, absolument légitime et je dirais, commune à tout finisher. Je m’étonne juste que, en tant que « blogueuse sport » tu ne développes pas plus le mécanisme sportif de la course, et je déplore au passage, ce poncif très largement répandu « Oui mais je cours pour le plaisir ».
    Nous courons tous pour le plaisir. Tous. De l’élite au dernier d’un marathon, nous courons tous parce que nous en avons envie. C’est indéniable. Nous avons tous une raison de nous faire mal en courant pour atteindre un objectif. Pour les uns ce sera de finir, pour les autres d’atteindre la première marche d’un podium.
    Je ne pense pas, très sincèrement, et je veux ici encore l’affirmer, je ne crois pas une seule seconde, qu’il existe un clivage coureur élite, coureur de masse. Ce clivage est, à mon avis construit de toute pièce par la communauté running des réseaux sociaux et par ces non-dialogues mal engagés et stériles. D’où ma venue ici.
    La course à pied est un sport de respect, qui a le pouvoir de mélanger sur un même objectif les meilleurs comme les néophytes. Elle a même ce pouvoir incroyable de permettre à des néophytes d’atteindre une tête de course, parce que c’était le bon jour, la bonne course et le bon karma (et crois moi, c’est au delà du plaisir)
    Comme tu le dis, chaque course se respecte, chaque coureurs se respecte.
    La seule réflexion à approfondir sur le sujet c’est : Si je suis actif sur les réseaux, si je suis blogueuse sport, est-il légitime que l’on me demande de développer la question préparation / résultat ? C’est une question uniquement Olivia : Je te vois comme blogueuse sport, c’est ton « étiquette », comme rédactrice habile également, et j’exprimais, peut être maladroitement, mais tu m’accorderas que tes réponses ne permettaient pas de dialoguer sereinement, une idée de synthèse plus constructive que – je schématise – « j’ai vomi, mon genou s’est déboité mais j’ai kiffé ». Il n’est pas question de légitimité de résultat, et de très loin, peu importe le temps, le chrono, il est juste question de continuité dans la construction d’un support blog/RS dont le thème est le sport.
    Pour conclure, on a évidement tous des affinités plus ou moins marqués avec les uns ou les autres, des centres de lecture blog divergents, comme IRL, peu importe, la question n’est pas là.
    Vivons notre sport comme nous l’entendons, je suis totalement d’accord, mais cessons de penser que la course à pied est clanique, rigide, codifiée. Elle est libre, libre de se courir pour un podium sur route et sans musique sous peine de disqualification, libre aussi, et au sein d’un même peloton, de se courir à 7 du km en s’arrêtant prendre un verre en terrasse. Elle est libre de se travailler, libre de se rêver, libre d’attirer les modeuses, les yogueuses, les sprinteuses et les compétitrices. Ne fabriquons pas de cases bancales bâties à la hâte sur des non dit ou des impressions. Soyons légers quand il le faut, analysons ouvertement nos ressentis si nous couchons nos courses par écrit, et continuons à penser que non, définitivement, la course n’est pas has been.

  • Et bien moi je fais partie des plus 5h sur marathon et avec « seulement » 3 entraînements par semaine….alors je me sens concerné. Hihihihi.Mais je me fous de ce que dit pierre paul ou Jacques car si je le fais c’est pour moi…
    Je suis donc tout a fait d’accord avec toi.la mode passée je courrais toujours….

  • Pouces levés. Plumes levées. L’Oie approuve (et l’oie approuve aussi le commentaire du mec « Nicolas » qui parle des déchets par terre sérieux quoi m*rde à la fin). Qu’on nous laisse courir comme on veut, flute.

    (cela dit, après le running, le triathlon, les courses à obstacles, je suis sure qu’on va finir par arriver au rugby féminin – ma bataille perso ;-))

  • Je suis d’accord avec toi (sauf sur un point, on verra après). La course est tellement devenue populaire que cela en revient à reprendre une troisième part de gâteau après une tartiflette, bref on est à 2 doigts d’aller vomir. Avec l’avènement de ce sport il y a eu des dérives, minimes (peu de coureurs te disent bonjour en te croisant, les déchets par terre…), les prix délirants des courses et leur multiplication, le marketing à outrance. On arrive à un pic. Les vrais amoureux continueront. Concernant l’élitisme de certain, ce sont juste des gros c***. S’amuser à harceler juste parce qu’on fait 5h, peut-être plus, peut-être moins à un marathon, faut vraiment être lâche, c’est tellement facile sur internet.
    Venons-en au triathlon, l’activité augmente, j’ai commencé il y a 6 ans environ, et le nombre de licencié augmente, les inscrits aux compétitions aussi. mais il faut arrêter avec cette idée de sur-homme et de l’ironman comme mode et but. Alors oui cela peut-être une super challenge, mais pas une finalité. On peut s’éclater sur des tri sprint ou en distance olympique, sur de petites épreuves avec 100 participants. Le triathlon possède cet avantage de pouvoir pratiquer d’autres disciplines, et pour l’avoir vécu, une prépa pour un semi-ironman est moins traumatisante qu’une prépa marathon. C’est bête, mais avec l’âge c’est important, le triathlon c’est limite un sport de vieux 🙂 De toute façon, la mode c’est le cross-fit et les courses type Spartan 😉

    • J’avoue je suis allée à la facilité en parlant de tri et d’ironman 😉 mais ces deux pratiques se font de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux c’est aussi pour cela. En tout cas j’admire ces épreuves et ceux qui s’y lancent. J’en serais incapable. Je critique surtout la mode en fait créée par les réseaux, les influenceurs…

      • Je comprends, faire une activité parce que c’est « in » et que ça fait bien sur les réseaux, quoi qu’on en pense c’est pas mon délire. Une preuve, je suis dans un club, je fais du bénévolat lors des compétitions (signaleur à un gros rond-point, tu te fais plein de copains). C’est ça vivre son sport, en faire et s’impliquer.

        • Voilà! On est d’accord!
          Moi je motive mon frère et sa femme qui ont décidé de se mettre à courir. Et j’ai super envie de m’investir aussi comme bénévole sur une course. J’aime courir et même si un jour ce sera un truc de nases, je continuerai quand même 😉

  • Tout est dit et résume bien le fond de ma pensée sur ce sujet…
    Il y a autant de pratiques que de pratiquants alors respectons chacun avec ses envies/objectifs/moyens !
    Si quelqu’un veut courir 42 km avec sans plan d’entraînement, seulement 2 sorties par semaine (largement faisable) et un équipement basique, qu’on le laisse tranquille, nanméo !!!
    Affirmer qu’il faut « respecter » la distance du marathon est du grand délire…
    L’essentiel est de se faire plaisir, n’en déplaise aux esprits chagrins. Mais comme tu le soulignes, pas toujours facile de faire une totale abstraction de la vindicte populaire qui sévit dans le monde des sportifs 2.0 !

  • Petit article « coup de gueule » qui est justifié ! A l’ère des réseaux sociaux, les choses se font et se défont aussi rapidement. Heureusement qu’on ne fait pas du sport simplement parce que c’est à la mode.Par contre, cela peut être une formidable source de motivation ! Exemple : depuis la fin des Jeux Olympiques, la boxe a le vent en poupe. Et c’est tant mieux pour cette pratique sportive qui est largement sous-médiatisé !

    Longue vie au running 🙂

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